État des lieux des infrastructures d'approvisionnement en milieu rural et pénurie de l’eau de consommation dans la cité de Kasongo
DOI:
https://doi.org/10.5281/zenodo.23313627Abstract
Abstract
The study carried out in Kasongo, Maniema Province, analyzes the state of drinking water supply infrastructures and the causes of the chronic shortage affecting the population. Kasongo illustrates the paradox faced by the Democratic Republic of Congo: abundant natural water resources but limited access to safe drinking water. Surveys conducted across neighborhoods reveal a predominance of traditional wells, often shallow and exposed to domestic contamination. Improved springs provide better quality water but remain insufficient to meet growing demand and are neither maintained nor serviced. REGIDESO standpipes have been largely non-functional for several years, reflecting institutional failure and the abandonment of public infrastructures. Dependence on such precarious facilities generates major health consequences, including the spread of waterborne diseases such as diarrhea, cholera, and typhoid. It also exacerbates territorial inequalities, social conflicts, and violence suffered by women and girls during water collection. The identified causes include dilapidated facilities, lack of maintenance, uncontrolled urbanization, fragile local governance, and insufficient funding. The study concludes that improving access to drinking water in Kasongo requires an integrated approach combining sustainable investment, community participation, and inclusive governance. Only such an articulation can transform water into a lever for public health, social cohesion, and socio-economic development.
Key words: Water access infrastructure, Drinking water supply, Springs, Traditional wells, Standpipes, Kasongo.
Résumé
L’étude réalisée à Kasongo, dans la province du Maniema, dresse un état des lieux des infrastructures d’eau potable et cherche à comprendre pourquoi la population souffre d’une pénurie chronique. Cette ville illustre bien le paradoxe congolais : le pays regorge d’eau, mais l’accès y est dramatiquement limité. Les enquêtes réalisées dans les différents quartiers et avenues montrent que la plupart des habitants dépendent de puits traditionnels, souvent peu profonds et facilement contaminés par les activités domestiques. Les sources aménagées fournissent une eau de meilleure qualité, mais elles sont trop peu nombreuses face à une demande qui ne cesse d’augmenter, et personne ne les entretient vraiment. Quant aux bornes-fontaines de la REGIDESO, beaucoup ne sont plus en service depuis des années, signe d’un abandon des infrastructures publiques et d’une défaillance institutionnelle. Cette dépendance à des installations précaires a des conséquences sanitaires graves : les maladies hydriques comme les diarrhées, le choléra et la typhoïde se propagent facilement. Elle creuse aussi les inégalités entre quartiers, attise les tensions sociales et expose les femmes et les filles à des violences lorsqu’elles partent chercher de l’eau. Plusieurs causes expliquent cette situation : des équipements vétustes, un manque d’entretien, une urbanisation mal contrôlée, une gouvernance locale faible et des financements insuffisants. Au final, l’étude montre que pour améliore l’accès à l’eau potable à Kasongo, il faut une approche globale. Cela passe par des investissements durables, une implication des communautés et une gouvernance plus inclusive. Ce n’est qu’à ce prix que l’eau pourra devenir un véritable levier pour la santé publique, la cohésion sociale et le développement économique local.
Mots clés : Infrastructure d’accès en eau, Approvisionnement en eau potable, sources aménagées, puits traditionnels, Bornes-fontaines, Kasongo.
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