DETERMINANTS DE L'ADOPTION DES PRATIQUES ENDOGENES CLIMATO-INTELLIGENTES PAR LES MENAGES AGRICOLES A DJIDJA, AU SUD-BENIN

Authors

  • Imelda DANNOU
  • Gervais ATCHADE
  • Océane GANSA
  • Ibouraïma YABI

DOI:

https://doi.org/10.5281/zenodo.23066853

Abstract

Résumé

Le secteur agricole béninois, bien que moteur de l'économie, est fragilisé par une forte variabilité climatique perçue par 97,6 % des producteurs de la commune de Djidja. Dans ce contexte, l’adoption des Pratiques Endogènes Climato-Intelligentes (PECI) apparaît comme une solution de résilience incontournable. Cette recherche vise à identifier les facteurs socio-économiques et institutionnels qui conditionnent l'adoption de ces pratiques. Dans cette étude, une approche mixte qui combine des variables qualitatives et quantitatives a été adoptée pour évaluer les effets des PECI sur la capacité d'adaptation et la sécurité alimentaire des ménages agricoles. Les collectes ont été faites dans quatre arrondissements de la commune de Djidja. Il s’agit de Setto, Mougnon, Djidja-centre et Monsourou. Prenant en compte les facteurs tels que la géographie et le nombre élevé de ménage agricole dans ces villages. L'étude s'appuie sur un échantillon de 123 ménages, obtenu  grâce à  la formule de Schwartz. La population est majoritairement sans instruction formelle (58,5 %) et disposant de revenus modestes (52,8 % gagnent moins de 500 000 FCFA/an). Un modèle de régression linéaire multiple a été utilisé pour tester l'influence de six variables clés sur le score d'adoption des PECI.

Les résultats du modèle (R²=0,112 ; F=2,446 ; p=0,029) indiquent que l’adoption ne dépend pas des caractéristiques sociodémographiques classiques : le sexe (p=0,794), le niveau d’éducation (p=0,679), l’âge (p=0,110) et la superficie exploitée (p=0,419) n'ont aucun effet significatif. En revanche, l’expérience agricole (B=0,690 ; p=0,007) et l’accès à l’encadrement et à l’information agricole et météorologique (B=1,104 ; p=0,014) sont les déterminants majeurs et positifs. Cela démontre que l’appropriation des PECI à Djidja repose sur l’apprentissage empirique et la qualité du conseil agricole de proximité plutôt que sur le capital foncier ou l'instruction scolaire. L'étude conclut sur la nécessité de renforcer les dispositifs de vulgarisation et de favoriser les groupements d’agriculteurs (13 %) pour massifier la transition vers une agriculture climato-intelligente.

Mots-clés : Changement climatique, PECI, Déterminants de l’adoption des PECI, Djidja, Bénin

 

 

Abstract

Benin’s agricultural sector, although a driving force of the economy, is weakened by significant climate variability, as reported by 97.6% of farmers in the municipality of Djidja. In this context, the adoption of Climate-Smart Local Practices (CSLP) appears to be an essential solution for building resilience. This research aims to identify the socioeconomic and institutional factors that influence the adoption of these practices.

In this study, a mixed-methods approach combining qualitative and quantitative variables was adopted to assess the effects of Endogenous Climate-Smart Practices (ECSPs) on the adaptive capacity and food security of farming households. Data were collected in four arrondissements of the commune of Djidja: Setto, Mougnon, Djidja-Centre, and Monsourou. These areas were selected based on geographical considerations and the high number of farming households in the selected villages. The study was conducted with a sample of 123 farming households, determined using the Schwartz formula. The majority of whom have no formal education (58.5%) and modest incomes (52.8% earn less than 500,000 CFA francs per year). A multiple linear regression model was used to test the influence of six key variables on the PECI adoption score.

The model results (R² = 0.112; F = 2.446; p = 0.029) indicate that adoption does not depend on traditional sociodemographic characteristics: gender (p = 0.794), education level (p = 0.679), age (p = 0.110), and farm size (p = 0.419) have no significant effect. In contrast, agricultural experience (B=0.690; p=0.007) and access to technical guidance and agricultural information (B=1.104; p=0.014) are the major positive determinants. This demonstrates that the adoption of CSLPs in Djidja is based on empirical learning and the quality of local agricultural extension services rather than on land ownership or educational attainment. The study concludes that it is necessary to strengthen extension services and support farmers’ groups (13 %) to scale up the transition to climate-smart agriculture.

Keywords: Climate change, CSLP, Determinants of CSLP adoption, Djidja, Benin

Published

2026-09-30

How to Cite

Imelda DANNOU, Gervais ATCHADE, Océane GANSA, & Ibouraïma YABI. (2026). DETERMINANTS DE L’ADOPTION DES PRATIQUES ENDOGENES CLIMATO-INTELLIGENTES PAR LES MENAGES AGRICOLES A DJIDJA, AU SUD-BENIN. African Scientific Journal, 3(37). https://doi.org/10.5281/zenodo.23066853